La couverture mobile en question : certains élus contestent sa logique

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Une répartition inégale.

La stratégie actuellement appliquée en matière de couverture mobile sur le territoire ne contente pas tout le monde. Certains élus locaux se montrent insatisfaits de la logique de ce déploiement. Ils souhaitent qu’elle soit revue, notamment en ce qui concerne la répartition des diverses zones de couvertures, et par rapport à l’implantation de la future 5G.

couverture mobile-élus-La stratégie actuellement appliquée en matière de couverture mobile sur le territoire ne contente pas tout le monde. Certains élus locaux se montrent insatisfaits de la logique de ce déploiement. Ils souhaitent qu’elle soit revue, notamment en ce qui concerne la répartition des diverses zones de couvertures, et par rapport à l’implantation de la future 5G.

La raison de ce mécontentement s’explique par un engagement inégal des travaux de déploiement engagés par les opérateurs, Orange, Free Mobile, Bouygues Telecom et SFR, qui semblent donner la priorité à certaines zones plutôt qu’à d’autres. En effet, les zones à forte densité de population apparaissent comme privilégiées par rapport à celles qui sont plus reculées, ne jouissant pas d’un fort pourcentage d’habitants. Cela entraîne des travaux menés différemment, ce qui impacte le nombre d’antennes-relais mises en place.

Ce manque d’uniformité dans les efforts déployés n’a pas échappé aux élus locaux, qui souhaitent qu’une répartition plus équitable dans la stratégie nationale soit appliquée à la couverture mobile. Ainsi, plusieurs associations se sont déjà regroupées pour dénoncer cette inégalité, en s’exprimant sous la forme d’un communiqué de presse, publié fin juin 2017. Il s’agit de l’Association des Maires de France, de l’Association Nationale des Élus de la Montagne, de l’Association des Maires Ruraux de France, de l’Assemblée des Départements de France, ainsi que de l’Association des Villes et Collectivités pour les Communications Électroniques et l’Audiovisuel.

Le texte qui manifeste leur insatisfaction insiste notamment sur la définition précise donnée aux zones dites : « […] « couvertes », avec un degré de précision infra-communal traduisant la réalité de cette couverture en secteur rural. » Les signataires de ce communiqué réclament que la mention d’une zone « couverte » corresponde à une zone bénéficiant réellement d’une bonne ou d’une très bonne couverture, en se basant sur la nouvelle échelle définie par le régulateur des Télécoms (ARCEP). Cette autorité régulatrice a en effet présenté récemment un système qui classifie quatre degrés de qualité de service fourni, à savoir : aucune couverture, une couverture limitée, qui se limite aux appels téléphoniques et aux SMS, une bonne couverture, qui permet d’accéder à l’Internet mobile, et une très bonne couverture, totalement polyvalente et sans faille. Ce système de notation devrait peu à peu se généraliser et être appliqué sur tout le territoire.