Val-d’Oise: Les collectivités grimpent dans le cloud

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Pour assurer la sécurité des données numériques gérées par les collectivités, le conseil général étudie la faisabilité d’un data center régional et communautaire.

Connectés ou relégués. L’alternative est sans pitié pour les territoires de la grande couronne parisienne, selon le président du Conseil général du Val-d’Oise, Arnaud Bazin. Et c’est pour cela qu’il a promis à ses administrés le très haut débit, soit la fibre optique disponible partout, pour 2020. Une délégation de service public doit être lancée par le Département avant cet été, pour atteindre cet objectif. Montant estimé : 100 millions d’euros.

La perspective d’un territoire connecté « pose du coup la question de la pérennité et de la sécurité des données publiques », avance l’élu, pour expliquer son intention de voir émerger sur le territoire de sa collectivité un data center à la disposition des établissements publics. Les architectures numériques externalisées, proposées par des entreprises privées, n’apparaissent pas comme une solution adaptée aux administrations, en raison de « l’éloignement des centrales numériques » et de « la difficulté d’appréhender la pérennité des contrats et des entreprises proposant ce type de services », selon une délibération votée par les élus du Val d’Oise, le 13 février dernier.

Le sujet de cette délibération ? Une convention à nouer avec la Caisse des Dépôts et Consignations, partenaire depuis de nombreuses années de ce Département sur les questions numériques, pour participer au financement de l’étude de faisabilité de ce projet de « cloud communautaire régional ».

Une étude débutée en décembre dernier, après l’appel d’offres lancé en octobre par le Conseil général. C’est un groupement, mené par le cabinet montpelliérain de recherche et de consulting sur le numérique, Idate, accompagné de Critical Building et du cabinet d’avocats Latournerie, qui a emporté ce marché à procédure adaptée d’un montant de 70.800 euros.

A leur charge, désormais, de préciser le marché de ce futur data center et d’élaborer les différents scénarios de portage du projet. EDF, propriétaire d’une centrale thermique au charbon à l’arrêt depuis dix ans et qui pourrait accueillir l’infrastructure, à Champagne-sur-Oise, pourrait y trouver un intérêt. « Nous ne nous interdisons aucune hypothèse », précise Arnaud Bazin. Si ce n’est que le Conseil général ne se lancera pas seul dans cette « grande aventure technique et commerciale.