ZAD de Notre-Dame-des-Landes : un début d’apaisement

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ZAD de Notre-Dame-des-Landes : un accord possible.

À Notre-Dame-des Landes, après plusieurs jours de durs affrontements, pendant lesquels près d’une cinquantaine de gendarmes mobiles ont été blessés, de nombreuses barricades ont été détruites, puis partiellement reconstruites, et 29 squats ont été déblayés. Depuis hier, une envie de pacifier la situation semble apparaître chez de nombreux Zadistes.

zad-debut-apaisementJuste avant la date butoir du 23 avril à minuit, accordée par les autorités, en geste de conciliation, des Zadistes ont accepté de déposer à la préfecture 41 dossiers, dont 29 projets agricoles individuels. Cela prouve une tentative d’apaisement, et une envie de légaliser leur situation chez une partie des occupants de la zone.

Il reste maintenant à évaluer la viabilité des ces dossiers. Ils seront analysés lundi prochain à la chambre d’Agriculture des Pays de la Loire.

Nicole Klein, la préfète de la région, a toutefois expliqué précédemment aux Zadistes que leurs dépôts, concernant pour la plupart des projets d’élevage et de culture, n’entraînaient pour l’instant aucun droit automatique.

Bien qu’ils aient accepté de déposer des dossiers, les Zadistes restent prudents. Ils ont expliqué, qu’ils continuaient à douter de « […] la légitimité de la chambre d’Agriculture et des syndicats majoritaires, qui n’ont pas défendu les terres de Notre-Dame-des-Landes, mais des logiques productivistes ».

Dans l’attente d’une décision, les occupants restent donc vigilants, comme ils l’ont déclaré clairement. Cependant, ils semblent espérer que leur geste de bonne volonté permettra enfin une vraie sortie de crise. En tous cas, ils ont montré qu’une partie d’entre eux acceptait de présenter des projets individuels et non collectifs, comme le Gouvernement l’a exigé.

En cas de rejet des autorités, les Zadistes ont affirmé qu’ils demeuraient prêts à reprendre leur combat et à rester mobilisés. Ils ont prévu d’organiser à nouveau une grande manifestation s’ils estiment ne pas avoir été entendus.

Si un accord était trouvé, cela représenterait une accalmie bienvenue pour le Gouvernement, à un moment où les conflits sociaux se multiplient dans divers secteurs, sur l’ensemble du territoire.