Zones blanches : la fin annoncée de lacunes pénalisantes

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Les zones blanches en France vont bientôt être résorbées, d'ici 2020.
La fin des zones blanches se rapproche.

Zones blanches : un effort réel des opérateurs

Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, a récemment déclaré que les quatre opérateurs Télécoms se sont engagés à investir plus de 3 milliards d’euros pour faire disparaître les zones blanches.

Une couverture plus complète des territoires

Cet effort important devrait permettre de supprimer rapidement les zones dites « blanches ». Ces endroits sont baptisés ainsi car ils ne permettent ni de profiter d’Internet ni d’un réseau mobile correct. Cet accord en faveur d’un effort financier des opérateurs, matérialisé par des moyens renforcés, a nécessité six mois de discussions avec l’exécutif. Grâce à cette accélération du déploiement dans le pays, les zones blanches devraient enfin disparaître. Un progrès qui devrait apaiser l’irritation de certains élus locaux, qui se sentaient jusqu’à présent abandonnés. La date butoir qui a été avancée est celle de 2020. Soit celle qu’Emmanuel Macron avait déjà annoncée en juillet dernier.

Aucune aide accordée par l’État

Pour atteindre cet objectif, très attendu sur l’ensemble du territoire, chaque opérateur devra fournir 5.000 installations supplémentaires. Ainsi Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom se sont engagés à ne décevoir personne. De plus, ils vont devoir couvrir les principaux axes de transports, dont 30.000 kilomètres de lignes ferroviaires. Ce chantier comprendra aussi toutes les lignes TER. Pour cela, Julien Denormandie a coupé court à tout espoir d’un éventuel financement qui viendrait de l’État. Il a été très ferme et clair à ce sujet. Concernant cette accélération du déploiement de la téléphonie mobile, le secrétaire d’Etat a juste précisé : « Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu’ici en quinze ans […] ».

Une source de revenue abandonnée

Les zones blanches devraient disparaître d'ici l'année prochaine.
La 4G devrait être accessible sur tout le territoire en 2019.

Pour compenser cet investissement important, le Gouvernement a finalement décidé de ne pas mettre aux enchères le renouvellement des fréquences mobiles. Un manque à gagner non négligeable, car pour 2019, rappelons que les enchères consacrées à la bande 800 MHz ont déjà rapporté 8 milliards d’euros à l’exécutif.

Un effort particulier sur la 4G

L’accord conclu prévoit un déploiement qui va privilégier la 4G. A ce sujet, Julien Denormandie a précisé : « D’ici à 2020, plus de 10.000 communes aujourd’hui en 2G ou 3G, passeront à la 4G. » Les opérateurs auront tout  intérêt à respecter leur engagements. En effet, en cas de dépassements, des sanctions sont prévues. L’ARCEP, la haute Autorité des Télécoms, s’assurera que les délais sont bien tenus.